Concert,Interview

Du punk rock au Cirque Electrique

6 oct , 2015  

Du punk ? Oui, mais du punk énervé ! Une soirée bien sympa, organisée par l’incontournable Guerilla Asso. Un lieu chanmé, des groupes qui envoient : c’est ça qu’on veut !

Quatre groupes étaient à l’affiche par ce froid mercredi de mars. On pourrait dire que la sauce est montée crescendo, mais le dernier groupe nous ferait mentir. Chumped, groupe Brooklyno-Newyorkais, était la tête d’affiche de la soirée. On avait écouté avant, histoire de se faire une idée, et on s’était dit : « Mouais, c’est vachement édulcoré ». Et la session live a confirmé. C’est propre, y’a rien qui dépasse, mais ça rentre pas assez dedans à notre goût. Sans parler de la voix de la chanteuse qui ferait presque penser à Avril Lavigne (houuuu j’irai en enfer pour cette comparaison). Mais remontons le temps, avec le premier groupe : Face for radio, un ptit groupe bien pêchu avec l’ancien batteur de Dolores Riposte. Un power trio (basse, guitare, batterie) efficace, sans chichi, et c’est ça qu’on veut. Ensuite, un autre power trio venu du grand Nord (Lille et Pas-de-Calais), Slice of life. Sur les versions enregistrées, on avait aimé les passages où la voix part en gueulante, un peu fausse, mais énervée. Allez les voir en concert, parce que là ça donne vraiment ! Pour en savoir plus sur le groupe, lis l’encart prévu à cet effet à une dizaine de centimètres d’ici. Le groupe suivant, on ne le présente plus ; mais bon OK, on va le présenter quand même : Guerilla Poubelle, qui tourne depuis une dizaine d’année. Une voix bien baveuse, une basse ultra efficace et un batteur qui envoie du lourd. On était clairement au top de la soirée en ce qui nous concerne. Un très bon set qui a mis tout monde d’accord !

Le cirque électrique

Les concerts se jouaient dans une toute petite salle, où la scène servait à entreposer du matos. Concrètement, les groupes jouaient donc au niveau du public, et le son pétait de manière brute. Ajoutons un bar avec de la bonne bière belge, et on était bien, Tintin !

Le bassiste de Slice of life

Slice of life, emo punk : kézaco ?

Les trois gaillards se définissent comme un groupe emo punk, du « punk émotionnel », délicieux oxymore. Débrief d’après concert :

Nous : Vous êtes satisfaits du concert, de l’accueil fait par le public ?

Eux : Carrément, un bon endroit, un super public !

Nous : Mais alors, ça vient d’où ce nom, Slice of life ? Rapport avec les animés japonais peut-être ?

Eux : En fait on ne savait même pas que ça existait. Beaucoup de gens nous ont demandé aussi si ça avait un rapport avec une « slice of pizza », une part de pizza. Et finalement, oui, pourquoi pas.

Nous : Vous avez un batteur intérimaire pour la tournée ?

Eux : Cyril remplace au pied levé Guillaume, dont le boss a annulé les congés au dernier moment.

Nous : Quelles sont vos influences musicales ?

Eux : On est tous d’accord sur ce point : des groupes comme Jawbreaker, figure du punkrock emocore des années 90.

Nous : Du coup c’est pour ça que vous ne chantez qu’en anglais ?

Eux : C’est notre filiation, oui. Et puis quand tu écris des paroles en français, si tu dis de la merde, ça se voit tout de suite.

Nous : Vous êtes en tournée internationale en France : bonne expérience ?

Eux : On revient du Mans où on fait à peu près 4 entrées, et où notre bassiste s’est fait tatouer une part de pizza sur la cuisse. Et sinon pour ce soir, on est hyper contents de voir Chumped et de partager l’affiche avec eux.

Slice of life est encore en tournée pour quelques jours, suivez leur page Facebook : https://www.facebook.com/sliceoflifepunkrock


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